Start-up africaines : le Nigeria mobilise 170 millions de dollars pour relancer le financement de l'innovation
Après des années de records, les levées de fonds ralentissent sur le continent. Plusieurs initiatives, du Nigeria à l'Afrique de l'Ouest francophone, cherchent à relancer le financement des jeunes pousses.

Illustration — Tech · Novakou24
Le financement de l'innovation africaine cherche un second souffle. Alors que les levées de fonds ont ralenti après des niveaux records, plusieurs acteurs publics et privés multiplient les initiatives pour soutenir les entrepreneurs du continent. Dernière en date : l'annonce par le gouvernement nigérian d'un fonds de 170 millions de dollars destiné aux start-up technologiques et créatives.
Le Nigeria mise sur ses jeunes pousses
Baptisé DICE Fund of Funds, ce véhicule d'investissement doit renforcer le financement d'un écosystème nigérian déjà considéré comme l'un des plus dynamiques d'Afrique. En abondant des fonds spécialisés, l'État espère faire effet de levier et attirer davantage de capitaux privés vers les entreprises technologiques et créatives.
Un marché qui se normalise
Le geste intervient dans un contexte de correction. D'après les données relayées par la presse spécialisée, les start-up africaines ont levé environ 705 millions de dollars au premier trimestre 2026, la dette occupant désormais une place croissante dans les montages financiers. La fintech reste le secteur le plus courtisé, avec une vingtaine d'opérations sur cette période, pour un total d'environ 208 millions de dollars.
L'Afrique de l'Ouest francophone dans la course
La zone francophone n'est pas en reste. En mars 2026, la Banque africaine de développement a approuvé un investissement de 6,5 millions d'euros dans le fonds Saviu II, dédié aux start-up en phase d'amorçage en Afrique de l'Ouest et centrale francophone. Sur le terrain, de jeunes entreprises innovent : la fintech ivoirienne Yelen, par exemple, prépare une levée de pré-amorçage pour aider les vendeurs des réseaux sociaux à recevoir des paiements par Mobile Money et à se constituer un historique financier, porte d'entrée vers le crédit.
L'inclusion financière comme moteur
Derrière ces opérations se dessine une même ambition : élargir l'accès aux services financiers et numériques à des millions de personnes et d'entreprises encore mal desservies. Si le rythme des levées ralentit, l'appétit pour l'innovation africaine, lui, ne faiblit pas — à condition que les financements suivent et que les jeunes pousses transforment l'essai.
Sources : Agence Ecofin, TechinAfrica, presse économique spécialisée.
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